Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) a revendiqué sa première attaque officielle au Nigeria, survenue le 28 octobre dans le Kwara, lors d’un assaut contre un poste militaire faisant un mort.
L’attaque aurait été lancée depuis le parc Kainji, un refuge pour les groupes armés opérant dans le Nord-Ouest, quatre mois après l’annonce de la création d’une brigade nigériane du GSIM.
Cependant, ce n’est pas la première attaque attribuée à des groupes affiliés au GSIM et à l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS).
En effet, des membres du groupe armé Lakurawa, actif depuis 2023 dans le Nord-Ouest et se revendiquant tantôt à l’EIGS et au GSIM, profitent du vide sécuritaire dans la région pour mener de nombreuses attaques contre les communautés locales.
Cette revendication officielle d’une attaque par le GSIM démontre sa volonté d’afficher sa capacité d’expansion vers les États côtiers du Golfe de Guinée, alors que les forces nigérianes sont déjà mobilisées contre Boko Haram, ISWAP et les groupes de bandits armés.





