L’Association des chrétiens du Nigeria (CAN) a confirmé l’enlèvement de 315 personnes dans une école catholique de l’État du Niger.
L’attaque, survenue à Papiri (Agwarra), intervient quelques jours seulement après le kidnapping de 25 lycéennes dans l’État voisin de Kebbi.
Face à la gravité de la situation, le président Bola Tinubu a décidé d’annuler sa participation au sommet du G20 à Johannesburg.
Plusieurs États, dont le Niger, Katsina et Plateau, ont de leur côté ordonné la fermeture préventive de tous les établissements scolaires afin d’éviter de nouveaux enlèvements.
Depuis plusieurs années, des groupes armés qualifiés de “bandits” mènent des attaques dans le nord et le centre du Nigeria, où la présence de l’État reste limitée.
Ces enlèvements massifs rappellent le traumatisme de Chibok (2014), lorsque Boko Haram avait enlevé 276 lycéennes dans leur internat, suscitant une mobilisation mondiale sous le hashtag #BringBackOurGirls. Plus d’une centaine de ces jeunes filles sont toujours portées disparues.
Cet épisode ravive la question de la sécurité scolaire, de la protection des populations rurales et de la capacité de l’État nigérian à restaurer son autorité dans les zones périphériques.





